• Je ne fête pas ce truc, pétainiste et mercantile  mais ça n' empêche pas qu'il y ait de très beaux poèmes sur les mères , en voilà un .

    A ma mère

    J’ai la nostalgie du pain de ma mère, 
    Du café de ma mère,
    Des caresses de ma mère…
    Et l’enfance grandit en moi, Jour après jour,
    Et je chéris ma vie, car
    Si je mourais,
    J’aurais honte des larmes de ma mère ! 
    Fais de moi, si je rentre un jour,
    Une ombrelle pour tes paupières.
    Recouvre mes os de cette herbe
    Baptisée sous tes talons innocents.
    Attache-moi
    Avec une mèche de tes cheveux,
    Un fil qui pend à l’ourlet de ta robe…
    Et je serai, peut-être, un dieu, 
    Peut-être un dieu,
    Si j’effleurais ton Cœur ! 
    Si je rentre, enfouis-moi !
    Bûche, dans ton âtre.
    Et suspends-moi,
    Corde à linge, sur le toit de ta maison.
    Je ne tiens pas debout
    Sans ta prière du jour.
    J’ai vieilli. Ramène les étoiles de l’enfance
    Et je partagerai avec les petits des oiseaux,
    Le chemin du retour…
    Au nid de ton attente !


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  •  

    Ce roman retrace en une grande fresque, l'histoire de l'Amérique, de New-York tout particulièrement, avec ses émigrés qui débarquent à Ellis Island, le plus souvent pauvres, sales, mais croyant au rêve américian .

    Cetta débarque du sud profond de son Italie, un gamin sous le bras, fruit d'un viol, pour échapper à sa condition de "rien du tout" et donner à son fils une autre vie que celle qui lui est déjà tracée. Cetta, c'est un beau personnage de femme. Elle fait la putain, il faut manger et nourrir le petit, mais elle se garde une ligne de conduite et donne, de façon parfois presque enfantine,  des repères à son fils et notamment qu'il est Américain, ce qui change tout, pense -t-elle. Son fils, Christmas, est celui qu'on va suivre alors que New-York se construit, que les gangs font la loi et que radio et cinéma balbutient. Au travers des aventures de Christmas , c'est essentiellement le New-York des pauvres que l'on voit, ceux qui crèvent ici au lieu de crever ailleurs mais qui finalement n'ont pas accès à la fameuse réussite américaine. Le rêve peut devenir amer...

    Christmas, lui va mener son rêve jusqu'au bout, porté par l'amour si difficile de Ruth, sa mère, ses rencontres et ses choix. Il est ce rêve américain qui dit que pour celui qui veut, tout est possible.

    J'ai pris plaisir avec ce livre de plus de 700 pages, qui se lit vraiment facilement. J'y ai trouvé quelques longueurs avec Bill,le personnage du vilain  mais sans que ce soit désagréable. Mon problème, c'est qu'une fois le livre fermé, il me reste surtout les 250 premières pages , un peu court sur la longueur du roman. Il manque, je ne sais pas , de le densité, de la profondeur , des aspérités ?  C'est trop lisse, les pages glissent les unes derrière les autres c'est vrai , mais ça glisse trop ,un peu comme le sable dans la main laissant une impression de vide qui me laisse sur ma faim. J'imagine que ça fera un bon film "tout public", l'écriture s'y prête, les personnages aussi et les décors ne devraient pas être un problème. smilesmile

     

    Le gang des rêves  Luca Di Fulvo

     

    Babelio multi défi  item 78. ITEM MYSTERE     Un roman dont l'action se passe à New York

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  • Un challenge simple et sans date limite, lire un roman de tous les pays .

    Une idée séduisante pour aller piocher du côté d'auteurs vers lesquels je ne vais jamais et découvrir d'autres ambiances .

    On peut valider des lectures faites avant l'inscription . 

    Pour ma part j'ai pu valider :

    Algérie Le dingue au bistouri Yasmina Khadra  ici 
    Allemagne  L'art d'écouter les battements du coeur Jan-Philipp  Sendker  ici
    Australie Le théorème du homard Graeme Simsion ici     
    Autriche  24 heures de la vie d'une femme Stefan Sweig  ici 
    Belgique   Du côté d'Ostende    Jacqueline Harpman   ici  
    Canada  Une belle mort Gil Courtemanche ici

    Corée Ma mémoire assassine   Youg-ha  Kim  ici 

    Danemark  Le jour avant le lendemain  Jorn Riel  ici
    Espagne  Confiteor  Jaume Cabre   ici                   
    Gabon La bouche qui mange ne pelure pas  Janis Otsiemi   ici 

    Grèce  Le banquet Platon  ici
    Finlande  Un inconnu vint à la ferme Mika Waltari  ici
    Inde  Témoin de la nuit Kishwar Desai  ici     
    Iran  Le voile de Téhéran Parinoush Saniée   ici      
    Irlande A l'irlandaise  Joseph O' Connor   ici 

    Islande Etranges rivages Arnaldur Indridason  ici 
    Italie L'écorchée Donato Carrisi  ici
    Japon L'île de Tôkyô  Natsuo Kirino  ici 

    Norvège Victoria  Knut Hamsun  ici

    Palestine Le bleu entre le ciel et la mer Susan Abulhawa ici

    Pays -Bas  L'anneau de la clé  Hella Serafia Hasse  ici

    République Tchèque  une nuit rien qu'une seule  Simona Ahrnstedt  ici   
    Russie L'étrangère aux yeux bleus Youri Rythkéou  ici 
    Suède  Long John Silver Björn Larsson ici     

    Suisse Léon et Louise Alex Capus  ici

    USA  Nos âmes la nuit Kent Haruf   ici  


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  • La Palestine, c'est pour moi un conflit compliqué, des informations entre guerres, attentats, morts et quelques éléments d'histoire.  Gaza, une petite bande de terre et des réfugiés, réfugiés depuis si longtemps qu'on pourrait finir par oublier qu'il y eut un avant où ils vivaient ailleurs. Ce livre a donné chair et âme à ce que je voyais que de loin.

    Il est surtout question de femmes dans ce roman, ce sont elles qui, non seulement donne la vie, mais font vivre. Le personnage principal, Nazmiyeh est une femme hors du commun. J'aimerais la connaître en chair et en os, une force, un appétit de vivre, une raison déraisonnable, une grande bouche et un grand coeur qui nous entraîne dans son sillage et nous dit la douleur et les souffrances de son peuple. Chef du clan familial, elle est le pilier de tous, envers et contre tout, vers lequel les autres se tournent quand ils en viennent à douter de la vie.Un roman, teinté de conte et de magie, où vivants et morts nous entrainent dans une sarabande colorée et joyeuse quand bien même la réalité est sinistre. Les atrocités de la guerre sont là et bien là, du viol au meurtre en passant par l'humiliation, mais rien de pleurnichard, cela tient sans doute à la grande dignité des femmes de ce roman.

    Un très beau roman,  où la vie l'emporte sur les larmes, qui m'a profondément émue et  m'amène à vouloir en connaître plus sur cette guerre toujours actuelle.smilesmilesmile

     Babelio multi-défis item 73. Un livre qui m'a tiré des larmes

    Challenge Autour du monde  Palestine

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  • Le christ s'est arrêté à Eboli   Carlo Levi

    C'est un texte lent, au goût exotique d'un temps disparu , peu d'actions mais des paysages, des odeurs, des froissements de feuilles sur le sol, des hommes et des femmes, des passions, des haines...

    L'auteur, dans les années 1930, se retrouve exilé par le régime de Mussolini, dans une région du sud de l'Italie.Dans un petit village, Eboli, il va découvrir une vie qui est loin de celle qu'il a connu. La pauvreté est omniprésente, la terre ne nourrit pas les familles, la malaria sévit, les superstitions aussi. Les femmes et les hommes vivent comme coupés du monde, dans des savoirs, habitudes et  légendes qui semblent perdurer depuis la nuit des temps. Les quelques représentants de l'état qui officient dans le village, sont d'une bêtise crasse et d'une cupidité rapace, ce qui ne réconcilie pas les "autochtones" avec Rome. Rome c'est pour les habitants d'Eboli, l'ennemi, l'empêcheur de tourner en rond, qui prend, ordonne et ne donne rien.

    Carlo Levi, décrit autant les paysages que les humains, on sent une grande tendresse pour ces paysans incultes mais d'une réelle richesse humaine, voir d'une certaine sagesse. C'est une drôle d'Italie qui est décrite ici, une Italie qui ne fait pas vraiment rêver, une Italie pauvre, sale, dure, excessive mais qui se révèle malgré tout fascinante sous la plume de l'auteur.smilesmilesmile

    Il me reste à voir le film .

    Le christ s'est arrêté à Eboli   Carlo Levi

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  •  

    Une jeune professeure est retrouvée dans sa salle de classe morte, frappée, massacrée, violée . Elle enseignait dans un quartier difficile, à de grands élèves , qui venaient en cours dans le cadre d'un projet de réinsertion . Les onze garçons âgés de treize à vingt ans, ont un système de défense élaboré, chacun répondant qu'il n'a rien fait tout en étant présent. 

    Duca Lamberti, ancien médecin, a en charge l'enquête. Sous surveillance rapprochée de sa hiérarchie qui craint ses débordements, et en opposition avec son chef, il veut comprendre et savoir ce qui se cache derrière la ligne de défense des adolescents.

    le roman date de 1968, on le sent dans la façon dont l'enquête se déroule, pas d'ADN, pas de police scientifique , Duca enquête "à l'ancienne" en croisant les témoignages. Cela  nous permet de découvrir la jeunesse des quartiers pauvres de Milan et de voir que les processus en place n'ont pas beaucoup changé depuis....  Les remarques sur l'homosexualité sont datées aussi , en cinquante ans, de se côté là les esprits ont bougé .

    C'est un roman noir, très noir, du massacre de la jeune professeure aux vies des jeunes en passant par la vie personnelle de Duca , si ce n'est la part d'humanité qui persiste chez l'enquêteur. Un beau polar bien sombre comme j'aime.smilesmile

    Les enfants du massacre  Giorgio Scerbanenco

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  • Le cochon cochon  Gros papa et Thorn

    Un cochon cochon, avec un titre pareil on aurait pu s'attendre à une lecture "chaude"...pas du tout!  Il s'agit d'un album pour enfant d'une toute nouvelle maison d'édition: Evalou Edition, qui tente de se faire une place dans le monde de la littérature enfantine.

    Merci à eux et à Masse critique pour cet envoi.

    Dans le village des animaux, la famine fait crier les estomacs. Madame cochon met son mari au défi de lui apporter à manger s'il ne veut pas finir en chair à saucisse. Monsieur cochon part donc à la pêche aux écrevisses. D'écrevisses il n'y a point mais un piège retient notre cochon les deux pattes dans l'eau. Quand enfin, il peut échapper au piège, son cerveau lui fait entrevoir la possibilité de contenter dame cochon. 

    S'il réussit à berner la vache, le cheval, notre cochon sera mis en échec par le renard, car chacun sait bien que ce dernier est le plus rusé des animaux. 

    L'histoire n'est pas très originale ( et pas du tout vegan ce qui me réjouit ) mais le ton un peu décalé entre humour et méchanceté est assez agréable et la fin offre la possibilité d'une discussion sur l'autre et soi. Le vocabulaire est globalement accessible aux enfants et les illustrations pas trop détaillées évitent que l'attention se disperse. Je le pense pour des enfants de 5/7 ans .

    Je vais l'utiliser en classe, il fera le pendant du conte des "Trois petits cochons" avec lequel j'ai travaillé avec un groupe d'enfants.smilesmile

    Babelio multi-défis :5. Un roman ou un album jeunesse

     

     

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  • Je vais le dire de façon courte et rapide, je n'ai absolument pas apprécié ce livre! 

    Le personnage principal est d'un inintérêt vertigineux, je n'ai pas compris ce qu'elle venait faire dans cette enquête, enquête qui n'est , à mon avis, qu'un ramassis de secrets familiaux en veux-tu en voilà, et cerise sur le gâteau( déjà chargé le gâteau ) un fond d'histoires d'amours pour l'héroïne et ses émois de petite fille.... 

    Bref pas aimé frown 

    Un secret n'est jamais bien gardé  Alessia Gazzola

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  •  

     

    Le narrateur est venu en Irlande pour se couper du monde, se retirer de la vie et attendre sa fin. Ses journées passent en longues ballades et en chasse avec un jeune homme fragile Jerry Kean. Peu à peu apparaissent des personnages , l'inénarrable Taubelman et son évanescente fille Anne, la Princesse et Moïra soeurs de Jerry et les habitants du coin. 

    Riches et pauvres, menteurs et honnêtes gens, hommes et femmes, à petits points,  se croisent et se recroisent,  et tissent la trame d'une belle tapisserie humaine avec pour fond des paysages irlandais à donner envie de se perdre dans la brume....

    Ce n'est pas l'action qui guide ce récit, les mots se déroulent lentement pour mieux donner chair à l'humain et à ses méandres. L'écriture m'a complètement séduite et emportée savourant avec plaisir cette prose au point d'en ralentir la lecture pour mieux me couler dans cette fresque .

    smilesmilesmilesmile

    Babelio multi défis  : 56. Un livre avec une couleur (donc ni noir ni blanc) dans le titre

    PS:J'ai aussi regardé le film après et il est très bien aussi. 

    Un taxi mauve  Michel Déon

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  • Maudit printemps  Antonio Manzini

    Où le sous préfet Schiavone doit faire face à un emmerdement de force 9 sur son échelle personnelle ...

    Rocco Schiavone se débat, mollement, dans ses histoires de femmes mais surtout il commence à perdre Marina, sa femme qui s'éloigne peu à peu de lui. Pour ajouter à cela, une information le met sur la piste de l'enlèvement d'une jeune fille. L'enquête doit rester secrète car il n'y a pas eu de plainte de déposée par la famille. Enquêter en marge de la loi n'est pas pour faire peur à Schiavone. Le voilà parti, flairant le trafic à distance et sachant lire sur les visages humains ce que chacun voudrait lui cacher. Mafia, blanchiment d'argent, contrebande, le nord de l'Italie n'est pas à l'abri des procédés du sud...

    Rocco l'affreux, continue à maltraiter ses collègues incompétents, à exiger beaucoup des autres, à tergiverser avec sa hiérarchie, à regarder tous les jupons qui passent et à jongler avec l'argent illégal, mais l'adoption tout en tendresse  d'un chiot vient fêler la belle armure du héros.... 

    Le roman se termine en annonçant la prochaine enquête de Rocco qui s'annonce vertigineuse! smilesmilesmile

    Maudit printemps  Antonio Manzini

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