• Kabichiko  Dominique Sylvain

    Dans Tokyo, le quartier de Kabukicho est dédié au jeu et au sexe. Dans le club Gaïa, les hotesses prennent soin des clients sans devoir coucher avec eux. Marie et Kate, deux européennes, partagent le m^me appartement et le même travail au club. Le père de Kate reçoit une photo inquiétante de celle-ci , alors qu'elle ne répond plus au téléphone. Kate a disparu, la police japonaise, sous la forme d'un tandem, jeune arrogant/vieux fatigué, prend l'affaire au sérieux .Pris de vitesse par les évènements, et par certains préjugés, ils ne pourront empêcher une série de meurtres tous reliés au club Gaïa.

    Le roman est bien mené, ça monte doucement mais sûrement. Le quartier chaud, les yakusas violents, les hôtes et hôtesses adulés comme des stars, tout est dépaysant, un peu inquiétant et la petite araignée qui trotte dans un cerveau en folie tisse sa toile meurtrière... smilesmilesmile

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  • Juste après la vague  Sandrine  Colette

     

    De cette auteure j'ai lu "Des noeuds d'acier" et" Six fourmis blanches" que j'ai apprécié, particulièrement le premier, très glauque... Avec ce titre on passe à une autre forme de thriller, un genre de thriller de la fin du monde.

    Suite à une catastrophe naturelle, la mer a englouti des terres . Une famille, la mère, le père et leurs neuf enfants se retrouvent isolés, comme sur une île au milieu de l'eau. Comme la mer continue de monter et que les provisions diminuent, les parents décident de partir sur leur barque pour tenter de rejoindre les terres hautes, où ils espèrent trouver de l'aide. La barque ne permet pas d'emmener tous les enfants, il faut donc décider lesquels laisser. En catimini, la famille part laissant trois enfants sur leur maison-île, avec l'idée de revenir les chercher après.

    Dans un premier temps on suit les trois enfants restés, qui en plus de devoir se débrouiller, doivent aussi faire avec cette question lancinante, pourquoi eux...Ensuite l'auteure nous emmène suivre la traversée du reste de la famille, qui n'est pas un long chemin tranquille.Du côté des parents il faut assumer une décision difficile et des épreuves qui changent le regard que l'on porte sur la vie sur la vie.

    Pas entièrement séduite par cette lecture, on oscille entre catastrophe écologique, amour maternel glorifié, un peu de fantastique. Il manque pour ma part, la partie thriller, le truc qui fait que  la peur palpite quand on tourne les pages . Une lecture qui manque de vigueur.smilesmile

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  • Bou! la la! 

     Que de tristesse, que de solitude, que de noirceur dans ce roman ! 

    La narration est faite par le personnage principal Johnsey.  Johnsey est pour le moins simplet, plus ou moins demeuré ,du coup,  sa façon de raconter sa vie, mois après mois, a un côté naïf qui donne un  faux air de fraicheur à des situations plus pourries les unes que les autres. Après avoir perdu son père, Johnsey perd aussi sa mère dans l'année qui suit. Comble de malchance, il se retrouve à la tête d'une potentielle  petite fortune , ses terres agricoles ayant été requalifiées en terres constructibles. Ses terres attirent les convoitises et tous sont prêts à rouler Johnsey dans la farine. Manque de chance, Johnsey, tout débilou qu'il soit, perçoit quand même une partie du manège qui se trame autour de lui et il va s'avérer plus difficile que prévu de la manipuler.

    Pauvre Johnsey, tellement sensible, tellement naïf et honnête, enfermé dans  son immense solitude, qui se fait tabasser régulièrement par une bande de types minables sans que personne n'intervienne, qui vivra ses plus beaux jours à l'hôpital après avoir été fracassé trop fort,  qui sait bien ce qu'il est et ce que les autres pensent de lui , qui est tellement conscient du désastre qu'est sa vie que le suicide flirte avec lui.

    Un roman émouvant avec ce très beau personnage et une vision de l'humain cruellement réaliste .smilesmilesmile

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  • La fille de l'archer  Serge Brussolo

     

    Sous la férule de Bézelios, une troupe de pauvres hères présente des numéros de monstres. Parmi eux, Wallah et son père, archer et homme du nord, une mère et ses filles qui arrondissent les finances de la troupe en vendant leurs charmes et d'autres paumés qui suivent Bézelios plutôt que de finir seul et mendiant. Le père de Wallah meurt  et elle se retrouve sans secours face à un Bézelios prêt à lui apprendre rapidement le métier de ribaude. Après une représentation désastreuse chez un seigneur, ils doivent se cacher et fuir sa colère. Wallah, qui a obtenu des pouvoirs magiques auprès d'une femme un peu sorcière, passe en accord avec le seigneur qui les laisse filer. Parti sur les routes , la troupe se retrouve dans un endroit ensorcelé et il faudra toute l'habileté et l'intelligence de Wallah pour qu'une fois encore la troupe reparte sur les routes.

    Un peu d'histoire, un peu de fantastique, un personnage particulier, un peu de mystère , donne à ce roman l'alchimie nécessaire pour tourner les pages sans difficulté. Ce n'est sans doute pas une grande oeuvre mais je l'ai lu avec plaisir et j'ai bien envie de lire la suite.smilesmile

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  • L'oiseau canadèche  Jim Dodge

     

    Ayant vu de bonnes critiques je me suis laissée tenter ... Raté!

    Je ne comprends pas l'intérêt d'avoir écrit un tel livre ni ce qui peut séduire le lecteur! Dire que je suis passé à côté serait mentir , je suis passée loin,très loin du sens de ce roman.

    Au départ je me suis laissée prendre par le personnage du grand-père , un personnage très américain , déjà vu dans d'autres romans mais pas désagréable. Le petit-fils m'est totalement incompréhensible, quant à la cane et au sanglier, s'il y a métaphore elle est trop fine pour moi.

    Donc je n'ai pas aimé , heureusement c'était très court !

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  • Tortuga's Bank  André Blanc

     

    Troisième rencontre avec Farel grâce à cette lecture , mais c'est en fait le premier tome... tout lu en désordre , mais ce n'est en rien gênant.

    Farel ,c'est du polar bon comme du bon pain . On en a pour son argent, une valeur sure, pas vraiment de fantaisie mais du sérieux ,on ne vous lâche pas n'importe où n'importe comment , c'est construit , efficace, crédible et on se retrouve scotché à tourner les pages sans s'en rendre compte.

    Par un été caniculaire, Farel le Lyonnais, qui est à peine rentré de vacances se retrouve avec un cadavre encombrant sur les bras. Un homme qui a trainé dans les arcanes du pouvoir et qui se fait descendre chez lui c'est toujours source d'enquête délicate.

    Et Farel ne va pas être déçu, il va soulever, voir arracher, des voiles pudiquement posés sur la corruption qu'occasionnent les partenariats heureux entre BTP, banques et politiques.

    Quand en plus sa compagne devient la cible de tueurs, cet ancien militaire va savoir faire jouer ses réseaux personnels et utiliser  ses méthodes qui sans  être illégales ne sont pas forcément pile poil dans les clous...

    Farel est un personnage de flic que j'aime bien, sa droiture et son respect des amitiés m'impressionne, taiseux, du genre granit , il échappe aux vapeurs d'alcool et aux échecs sentimentaux qui accompagnent bien des héros de polars.

    A découvrir smilesmilesmile

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  • Le club des cinq se distingue   Enid Blyton

     

    Un livre qui a marqué votre enfance....

    Après avoir réfléchi longtemps, ça ne peut être q'un club des 5 . Cette série fut la passion de mon enfance autour de 10ans, j'ai lu tous ceux de la bibliothèque, ce fut le premier livre que j'achetai avec mon argent de poche!  3,50 francs le livre et 0,50 francs d'argent de poche par semaine ...il m'a fallu économiser et être têtue ( ce que je suis wink2).

    Dagobert étant blessé Claude décide de partir camper seule quelques jours avant que sa cousine n'arrive. ( Et oui, les enfants pouvaient aller camper sans que l'on s'affole, ni qu'une ligue des mamans parfaites ne demandent l'interdiction du livre ...) Quand Annie arrive, elles vont visiter une maison en ruines et découvre un garçon de leur âge, qui fait des fouilles archéologiques et a aussi un petit chien.Mais des choses étranges se déroulent la nuit, sans cela ce ne serait pas le club des cinq ! Heureusement François et Mick vont arriver et une fois le club au complet en route pour l'aventure .

    En lisant ce roman , j'ai retrouvé tout ce que j'aimais dans cette série. Tout d'abord il y a  Claude, féministe avant l'heure et qui refuse de s'en laisser compter, Mick le gars sympa, François est un chouille trop sérieux et Annie un poil pleurnicheuse et puis Dagobert le chien de Claude , son chien à elle toute seule , le chien que j'aurais voulu.

    Une fois ce livre refermé, je me suis dit que cette série m'avait sans doute marquée plus que je ne l'avais pensé jusque là, mon caractère très "claudien", mon goût pour les polars et ma tendresse pour la Bretagne , j'ajouterai le plaisir à aller me balader avec un sac à dos - formatée par le club des cinq ! Incroyable .clown

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     babelio multi-défis  item 72. Un livre qui a marqué mon enfance ou mon adolescence (relecture ou suite)

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  • A coups redoublés   Kenneth Cook

    Vous avez envie d'aller en Australie ce pays cool où de blonds surfeurs glissent sur les vagues? Et bien voici un roman qui pourrait vous faire hésiter sur le choix de votre destination!

    Un hôtel,bar, restaurant , quelque part dans la banlieue de Sydney, un patron arnaqueur, des autochtones pas forcément malins et l'alcool, l'alcool, l' alcool, un peu de sexe pour compléter et on termine par la violence crue qui nait chez des individus demeurés et imbibés jusqu'à la moelle. Viol, massacre, meurtre quelle importance ! C'est samedi, on ouvre les vannes et on se lâche !!!

    Une autre image de l'Australie que j'avais déjà rencontré dans Piège nuptial de Douglas Kennedy . Un regret sur le format ultra-court, 100pages et en même temps c'est ce qui donne le"charme" de ce texte.smile

     

     

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  • Merlin  Stephen R. Lawhead

     

     

    Ce tome appartient à Merlin, c'est son histoire et il en est le narrateur.

    Autobiographie de Merlin donc, qui se christianise de plus en plus tout en maintenant ses capacités de barde et celles de divination. Tout au long du chemin de Merlin, on découvre des personnages importants de la légende d'Arthur, Aurélius premier roi des Bretons, Ygerna, Uther  et Arthur, petit nourrisson que l'on s'empresse de mettre à l'abri des tensions politiques du pays. Les guerres, les divisions sont nombreuses et les temps sont difficiles. Merlin sait qu'il faut un grand roi pour unir sous sa bannière tous les petits rois qui se chicanent entre eux et faire face aux invasions violentes de l'ennemi. En tant que conseiller, il exercera son pouvoir pour mener au mieux ce vaste projet. 

    Merlin se livre intimement, il n'est pas le héros arrogant auquel on pouvait s'attendre mais un personnage qui tente de vivre en respectant ses valeurs et qui fuit l'ennemie qu'il redoute et le fait trembler, Morgian la ténébreuse.

    Un deuxième tome qui comporte quelques longueurs mais qui reste néanmoins très agréable à lire. La légende prend de l'épaisseur, l'enchantement de Merlin agit et le livre se ferme sur le prochain personnage, Arthur. smilesmilesmile

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    En 1979, les terroristes étaient européens, Brigades rouges, bande à Baader, Action directe,très politisés , version anti-capitalisme,  ils n'en étaient pas moins meurtriers. C'est après un activiste italien Caviani, que l'inspecteur Fourier lance une traque. A petits pas la toile se tisse autour de cet artificier de génie . Une vedette du grand banditisme, en cavale, est elle aussi, très recherchée par les flics de France et de Navarre.

    C'est une bonne  histoire de traque, bien menée et qui se termine par un final qui ne ménage pas le lecteur. Les personnages de flics et les moyens disponibles sont parfaitement adaptés à l'époque . 

    Il y a des plus, le clin d'oeil à Lambert le pompiste, les rappels du contexte,les pieds-noirs, l'OAS, les groupes gauchistes, la moustache de" beauf" et les tous débuts de ce qu'on appelait les trois H. Tous ces éléments rendent le récit plus crédible et palpitant.

    Un gros bémol, Emma, ce personnage m'a laissée de marbre, très difficile pour moi de comprendre l'engouement de Fourier pour cette nana, du coup je trouve qu'elle  prend trop de place dans la narration. Mais l'ensemble donne une lecture réjouissante. smilesmile

    Merci aux éditions  Envolume que je découvre au travers de ce titre  grâce à masse critique.

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