• La dénonciation  Bandi

    Sept nouvelles, sept histoires qui nous racontent la vie de gens ordinaires dans un pays qui ne l 'est pas, ordinaire, la Corée du Nord.

    On sait tous, enfin en occident, que la Corée du nord est un pays de dictature communiste ayant la particularité d'un pouvoir hérité de père en fils comme dans une royauté. Ici, on découvre ce que veut dire, au quotidien pour des gens loin des jeux et enjeux politiques un tel régime. Il y a une telle absurdité dans l'application des règles, lois et autres réjouissances qu'on pourrait en rire sauf qu'il n' y a pas une once d'humour là dedans. La délation et la surveillance s'effectuent sans cesse, les interprétations des petits chefs sont redoutables, les accusations sont des condamnations et au milieu de toute cette peur, les Coréens essaient de vivre. Il en faut de la volonté pour vivre dans un tel pays, surtout s'y on rajoute la misère et la famine... smilesmilesmile

    Challenge globe trotteurs Corée du Nord 

     

     

     

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  • L'épée brisée  Poul Anderson

     

    Les elfes, les trolls, les gobelins, Odin, le roi des aulnes et les hommes, tous et d'autres font partie de ce roman de fantasy ,très inspiré par les légendes nordiques. 

    Un elfe décide de voler un bébé humain pas encore baptisé et le remplace par un changelin. L'échange fonctionne bien du côté de l'humain adopté par les elfes mais le changelin a un caractère bagarreur, violent, à moitié fou et pose problème à son entourage.

    Parallèlement, une guerre se prépare, elle va opposer les elfes et les trolls. Chacun des faux-jumeaux va prendre la tête d'un camp et les combats vont mener les uns  à la victoire puis les autres, mais les deux frères seront pris par des enjeux qui les dépassent.

    Guerre, amour, jalousie, pouvoir, tous les ingrédients d'un bon roman d'aventure sont là; si l'on y ajoute des personnages imaginaires et des dieux un peu tordus on obtient un bon roman de fantasy. 

    Pour moi qui ne suis pas une grande lectrice de ce genre je dois avouer que trouver tous ses personnages des légendes du grand nord était alléchant, j'ai été moins sensible aux combats, très bruyants et saignants et très présents, mais là aussi un peu inhérents au genre si j'ai bien compris.smilesmile

    challenge mauvais genre 

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  • Sous le toit du monde  Bernadette Pécassou

     

    Ce roman présente l'inestimable avantage de m'avoir ouvert à un pays, que, comme les touristes décrits dans le livre, j'imaginais paisible. Pas du tout, l'histoire du Népal et les us et coutumes sont violentes. C'est un pays de castes , traversé par des soubresauts politiques, tentant de mettre en place un système démocratique, où règne une violence "traditionnelle" (on règle ses comptes soi-même) dont les femmes, bien sûr, sont le dernier maillon et les premières victimes.

    Un jeune homme , d'origine népalaise mais adopté en Europe et y ayant longtemps vécu, revient au Népal. Il monte un journal qu'il veut libre, mais son ton, trop occidental n'est pas apprécié de tous. De surcroît il embauche des femmes enfin une, de caste pauvre, pour être journaliste... Cela fait beaucoup pour une société où l'on est loin d'avoir abandonné les anciennes règles.

    Un parcours difficile s'ouvre pour chacun d'eux, exilé chacun à sa manière.

    Les amateurs de montagne en prennent aussi pour leur grade, écolos et nature chez soi, exploiteurs et souilleurs chez les autres....moi qui prévoit un voyage au Népal, ce fut une douche froide !

    Dommage, si le contenu est bien vu , l'écriture et la construction du roman ne m'a pas charmé , pas désagréable mais sans plus. smilesmile

    Challenge globe trotteurs : Népal

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  • Les salauds de l'Europe   Jean Quatremer

     

    A l'approche des élections européennes , j'ai décidé de cesser de faire l'étoile de mer et de me contenter de deux trois articles pour avoir l'air au courant de ce qu'est l'Europe J'ai donc attaqué ma préparation électorale(!) , avec ce bouquin et  aussi un peu parce que j'en ai assez d'entendre n'importe quoi sur l'UE.

    Franchement c'est super intéressant ! Les chapitres se déroulent grosso modo sur le même mode, les critiques sur l'Union Européenne, (et certaines ne sont pas toujours infondées), Quatremer investit ces critiques (quand elles tiennent la route)  montre leur part de vrai, puis déconstruit en remettant en situation politique, historique, sociale

    ce qui est reproché ou demandé.

    Du coup ça cogite, ça cogite et j'en ressors avec une vison, non pas plus claire de l'UE, mais plus foisonnante et avec l'envie d'en apprendre plus et de comprendre encore mieux. ( enfin ça c'est fonction de mon cerveau...du coup c'est pas gagné !) .

    On le lit facilement, ce n'est pas prise de tête sans être superficiel, , il y a de beaux retours sur l'histoire de l'union, un seul bémol, il me manque un organigramme ou quelques tableaux pour visualiser les différentes instances, leur rôle et leurs interactions. 

    Il me reste à lire( au moins)  celui sur l'euro pour compléter .

    smilesmilesmile

     

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  •  

      

    Quand d'autres hommes peuplaient la Terre   Jean-Jacques Hublin

     

    Un petit ouvrage, dense mais très compréhensible, où j'ai la très agréable sensation d'être moins bête après l'avoir lu.

    Les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes ne cessent d'affiner les possibles de nos ancêtres. On a cru savoir, on ne sait plus, on ne saura peut-être jamais mais que c'est passionnant!  Surtout quand un vrai spécialiste fait l'effort de se mettre à la portée de l'inculte que je suis ! 

    J'admire profondément ces grands intellectuels qui me rendent plus intelligente, Jean-Jacques Hublin en fait partie.

    smilesmilesmilesmile

     

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  • Pot-Bouille  Emile Zola

     

    Du Zola pur jus, une écriture fine et percutante qui se lit sans difficulté, un regard acéré sur les classes sociales , bref excellent.

    Le jeune Octave Mouret, débarque de Marseille pour s'installer à Paris, où il en est persuadé, les femmes et l'argent l'attendent. Installé dans une "maison bourgeoise", dans une chambre au quatrième,il fait connaissance avec les différentes familles de l'immeuble.Plus on monte d'étages et moins on est respectable.Les bonnes sont installées tout en haut et n'ont droit qu'à l'escalier de service et la vue sur cour. Le grand escalier que découvre en premier Mouret est à l'image des "bonnes" familles, débauche de dorures sur mur en carton...

    Mouret, s'installe professionnellement au 'Bonheur des Dames'. Il  va aussi entreprendre de séduire les femmes de son entourage ....et donc de l'immeuble. On couche, on couche mais qu'est ce qu'on couche ! Ces messieurs s'épuisent à entretenir des maitresses  ou/et à courir les bonnes. Ces dames sont esseulées et meurent d'ennui prête à être séduite par trois mots aimables. 

    La vie des femmes d'un côté comme de l'autre n'est pas enviable. Les bonnes exploitées, servant d'appoint sexuel aux maitres et à leur fils avant d'être jeter dehors , ne sont même pas tendres entre elles mais ne sont pas dupes des manières de leurs patrons. Les bourgeoises, n'ont qu'une ambition , trouver un mari, à tout prix , pourvu qu'il puisse les entretenir. 

    Pour les hommes se n'est guère mieux, Zola les présente assez inféodés aux femmes, maitresses qui les ruinent, épouses qui en font tout autant, finalement seules les bonnes ouvrent leur lit sans trop de négociations, sans qu'ils en fassent grand cas d'ailleurs.

    Triste vie bourgeoise, faite de mesquineries, de désirs inassouvis, de petites et grandes lâchetés, de course à l'argent !smilesmilesmile

    Je fais un lien avec le roman précédent Zone 4 , le corps des femmes comme objet monnayable...

    Challenge solidaire 

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  • Zone 4  Eric Bohème

     

    Mieux vaut abandonner la morale occidentale pour aborder ce livre , on est loin  - très loin du fameux "me too" ! 

    Le narrateur Jean-Christophe relate la vie d'un groupe d'expats français       d' Abidjan pendant les évènements qui ont déstabilisé le pays .

    Et quelle vie !  La bite à la main, la tête dans les brumes de l'alcool, les billets dans la poche, ils chassent, en meute, la viande fraîche et féminine du pays. Des gamines, parfois même pas majeures, qui ont l'âge de leurs filles et qui ont besoin de l'argent des toubabs. 

    Sur fond de pauvreté, l'homme blanc, plus ou moins chauve, ventru, vieillissant, à la virilité en berne se refait une jeunesse en s'excitant sur de jeunes corps noirs, qu'il pense faits pour lui.

    C'est d'une tristesse affligeante pour ces jeunes filles, qui meurent plus que de raison du sida, de la tuberculose ou d'autre chose,  et tout autant pour ces hommes qui, tel notre héros, glissent dans quelque chose que je ne saurais définir mais qui les lobotomise un peu, la moiteur africaine peut-être , déjà évoquée dans d'autres romans...

    Pour autant , ce roman est captivant, écrit  sous la forme d'un journal , les chapitres sont très courts, le rythme est sec et rapide. On n'a qu'une vue partielle d'Abidjan, les quartiers blancs et la zone 4, mais on perçoit les soubresauts politiques et les liens qui relient les Ivoiriens entre eux, une image loin d'un prospectus touristique mais un éclairage cruel sur une réalité. smilesmile

    Merci aux éditions de la Lagune et à Babelio pour la réception de ce roman dans le cadre de masse critique.

    PS: Quand les hommes apprendront-ils que la vraie virilité c'est d'avoir du désir pour sa partenaire tout au long de la relation, dure-t-elle toute une vie  et non pas de tenir une comptabilité serrée de ses conquêtes ou seule l'excitation fait la bandaison ... 

    challenge globe trotteurs  Côte d'Ivoire 

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  • Être sans destin  Imre  Kertész

    Je ne sais pas quoi dire de ce roman, douloureux, dérangeant, poignant, il nous renvoie, avec quelle force, à ce que peut être le sens de la vie.

    Un jeune adolescent de quinze ans, se retrouve embarqué de Budapest aux camps de concentration. Il raconte les trains, les camps d'une façon minutieuse, comme détaché de ce qu'il vit, de ce qu'il voit. La distance qu'il met avec son récit est parfois déroutante, de même quand il évoque la beauté du camp, ou les moments de bonheur. Pourtant il n'est pas stupide, il sait, ils savent tous, mais que faire de cette connaissance sur laquelle il n'a aucune prise...

    Ce récit est  presque inhumain par moment tant le narrateur raconte à distance ce qu'il a vécu.Il serait plus facile de pleurer avec lui sur ses souffrances mais il ne laisse pas de place pour ça. Ce jeune homme est bien humain et vit cette vie, qui quelle qu'elle soit est la sienne, ici et maintenant.

    Un livre troublant . smilesmilesmile 

    Challenge globe trotteurs : Hongrie 

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  • Un père pour mes rêves  Alan Duff

    Les guerres sont aussi des périodes où la vie d'individus lambda vacillent car tout bouge. La seconde guerre mondiale a, ici, dessiné un entrelacs de destins entre la Nouvelle Zélande et les USA.

    Une femme Maori, mariée, a mis au monde un enfant, né d'une union illégitime avec un Américain pendant que son guerrier et chef de mari était sur les champs de bataille. Le retour du guerrier est douloureux pour tout le monde, pour lui, humilié par la situation et incapable de la dépasser, pour elle qui prend les coups, physiquement, moralement, sexuellement, et pour l'enfant qui bien qu'adoré par sa mère se voit exclu au sein de ce qui est malgré tout sa famille.

    Pour tenir, il s'invente un père, héroïque, blanc, riche... Quand ce père, après de longues années de silence, écrit à sa mère, il doit s'adapter au père réel qui va lui apparaître peu à peu et qui est bien différents du père rêvé. 

    Ce roman, sans être exceptionnel, a l'avantage de nous promener entre différentes cultures et  différents pays. Il offre un beau panel de personnages et donne une belle part aux femmes et à la relation père/fils, sans oublier un contexte "racial" où les couleurs de peau détermine la place de l'homme. 

     smilesmile

    challenge globe trotteurs  Nouvelle Zélande 

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  • C'est dans la boîte

    Dans la boîte, un tueur en série spécialisé dans le meurtre de flics, voilà une idée qui pourrait tenir la route...

    Le découpage du roman se fait en trois parties , la première nous présente Jeff, un inspecteur, jeune, brillant, investi avec ses collègues sur la recherche du tueur. La seconde partie est organisée en huis-clos et enfin le final.

    Ce roman vaut essentiellement par son final, le problème c'est qu'il faut lire le reste pour y arriver. Sans que ce soit un "mauvais" roman , c'est un peu fade, avec une écriture qui se veut dynamique mais ne cache pas le manque d'épaisseur du scénario et des personnages.

    Pas très emballée par ce roman, qui ma paraît assez superficiel, un peu comme certains sketchs comiques, avoir une bonne chute ne dispense pas de travailler l'avant.smile 

    Challenge mauvais genre 

     

     

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