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    Premier volet d'un flic récurrent Rocco Schiavone.

    Que dire de ce flic romain?... Macho, méprisant, violent, malhonnête MAIS brillant et finalement humain avec sa blessure presque cachée.

    En punition le sous-préfet Schiavone a du quitter Rome, sa ville chérie, pour rejoindre  la vallée de  l'Aoste et ses montagnes enneigées.  Schiavone est appelé dans une station de ski , un cadavre a été retrouvé dans les chenilles d'une dameuse.

    Qui est ce mort, qui a pu le tuer et pourquoi , c'est là où Rocco Schiavone doit faire preuve de tout son art pour résoudre l'enquête quitte à jouer un peu des poings et malmener quelques personnes.

    Un premier contact avec Schiavone l'affreux, un personnage percutant qui dépoussière l'image du flic de polar, un rythme d'enquête bien soutenu, des personnages bien campés,un vrai bon polar et je retournerai voir ce flic avec plaisir.  smilesmilesmile

    Piste noire Antonio Manzini

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  • Mémoires d'Hadrien Marguerite Yourcenar

    Magnifiquement écrit et bien construit,riche en détails, avec  de belles réflexions sur la vie, ce récit relate la vie de l'empereur Hadrien. Longue lettre autobiographique qu'il adresse à un ami mais somme toute à la postérité . C'est bluffant, on s'y croirait et c'est bien là le problème, l'impression d'être en version  latine de "La guerre des Gaules " ce qui m'a causé un profond ennui. Il m'a manqué quelque chose, un je ne sais quoi qui me rende palpitant ce texte très beau au demeurant.

    smilesmile

     

    babelio multi défis item 63. Un livre d'un auteur que je n'ai jamais lu malgré sa popularité

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    Ma très chère soeur  Ji-young Gong

    J'avais trouvé beaucoup de charme à la lecture de "Nos jours heureux" ( ici) de la même auteure et j'ai eu envie de retrouver très vite cette dernière et la Corée....Erreur! 

    "Ma très chère soeur" n'a pas l'épaisseur de l'autre. On comprend bien l'ambiguité de la famille face à cette jeune fille quasi esclave, les relations mère-fille compliquées mais ça m'a paru creux et facile et noyé dans le pathos.J'aime les lectures faciles voir très faciles mais ce n'est pas ce que j'attendais là.

     

    babelio multi-défis item 12. Un roman d'un auteur asiatique

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  • La Saison des feux  Celeste Ng

    Dans une ville chic, où la pelouse est bien tondue, les trottoirs propres, les familles aisées et les enfants bien élevés, pas un poil ne dépasse, aucun accroc aux sacro-saintes  règles qui définissent la vie collective et personnelle ne peut voir le jour. Madame Richardson est l'exemple parfait de cet état d'esprit,elle se veut même tolérante et progressiste en louant un appartement à  prix raisonnable à des gens qu'elle estime méritants. Elle va donc accueillir de nouveaux locataires, Mia artiste photographe et sa fille Pearl. C'est ainsi qu'elle va faire entrer dans sa vie le grain de sable qui va enrayer la magnifique mécanique qu'elle s'évertue à maintenir. 

    Jalousie envers une femme qui a fait d'autres choix que les siens, vexation de riche qui trouve le pauvre peu reconnaissant, en tout cas Mia révèle une fêlure chez madame Richardson, et il n'y a pas de lézardes sur les murs de Shaker Heights. Madame Richardson va donc prendre son bâton de pèlerin, creuser, fouiller pour faire tomber l'ennemie qu'est devenue Mia, sans voir ou vouloir voir ce qu'elle saccage dans sa propre famille pour assouvir sa vengeance.

    La ville dégage une ambiance "Peyton Place" , banlieue américaine, classe moyenne riche enfermée dans des règles qui remplissent  toute la vie . Il y a peu d'hommes dans ce roman, ils sont à la périphérie, c'est une histoire de femmes, de mère et de filles et ce n'est pas tendre. 

    Un très bon roman, très américain, avec des personnages fins et une intrigue qui fonctionne bien le tout en fait une lecture intéressante et prenante.smilesmilesmile

    Merci aux Editions Sonatine pour l'envoi de ce roman

    Babelio multi-défis 66. Un livre d'un éditeur que j'apprécie beaucoup

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  • Personne ne se sauve tout seul   Margaret Mazzantini 

    Un homme et une femme, divorcés, une soirée au restaurant pour tenter de continuer  la relation sur un autre mode...

    Si le dialogue entre eux est rare, le tourbillon du monologue de chacun dévaste tout, le passé, le présent, le futur ! Ils relisent leur histoire pour chercher quand, quoi, comment, leur rêve d'amour et de famille s'est mis à prendre l'eau . Tous ces petits riens qui sont autant de signes de la défaite de l'amour mais que l'on se refuse à voir, ils se les repassent tous.

    C'est terrible et tellement juste - qu'il reste un petit goût d' amertume à la fermeture du livre, sans qu'hélas je puisse dire que c'est exagéré, c'est au contraire tellement bien vu et tellement bien dit !

    Personne ne se sauve tout seul mais se sauve-ton à deux ..... 

    smilesmilesmile 

    Personne ne se sauve tout seul   Margaret Mazzantini

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  • Nos jours heureux  Ji-young Gong 

    Une jeune femme,Yujeong, trentenaire, issue d'une bonne famille coréenne, en est à sa troisième tentative de suicide. Sa tante lui présente une échappatoire: pour éviter l'hôpital psychiatrique,elle doit accepter de l'accompagner lors de visite à des prisonniers. C'est ainsi que Yujeong fait connaissance avec Yunsu Condamné à mort pour viol et meurtres, après un long parcours de vols et violences, il accepte de rencontrer ces femmes. Peu à peu, grâce à la soeur, il arrive à mettre quelques mots sur ce qu'il a vécu et ce qu'il ressent. De son côté Yujeong découvre un monde qu'elle ne connaît pas, une autre Corée. Sa tante sait faire naître chez tous "ses enfants" la part humaine enfouie, de même chez sa nièce,elle arrivera à entrouvrir le coeur de celle-ci.

    Sur fond de catholicisme mais au delà du catholicisme, le pardon est au coeur du roman, le pardon aux autres et le pardon à soi même. L'empathie, l'amour du prochain, cela aurait pu vite devenir un bouquet de bons sentiments genre roman "feel-good", mais l'auteur échappe à ça. Elle nous évite un pathos grossier même si l'émotion est là à chaque instant. De belles réflexions sur la vie , la mort, la souffrance, la vie en Corée. 

    smilesmilesmile 

    Babelio multi défi 49. Une lecture inspirée par une critique publiée sur Babelio

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  • La vie devant soi  Romain Gary

    Quelle merveille !!!! 

    Je connaissais le film, vu (et quasi-oublié) il y a bien longtemps, pourquoi le livre m'avait échappé...je ne sais pas, mais je suis heureuse de l'avoir lu maintenant, à un âge où je peux apprécier pleinement le texte. Car texte il y a  et quel texte !

    Par la bouche du petit Momo, au langage très "Titi parisien", fils de pute, élevé par Madame Rose, on découvre des êtres humains aux vies hors norme, cabossées dans un Paris des années soixante-dix (qui m'a paru sacrément tolérant! ). Tous ces personnages qui vivent dans l'immeuble ou aux alentours sont terriblement attachants.

    Et puis, il y a Madame Rose, un monstre, un monstre qui déborde de son corps, qui râle, qui pleure, qui gémit mais un monstre qui aime son petit Momo, quitte à lui mentir sur son âge pour mieux le garder.

    Et puis il y a Momo, un gamin mais pas vraiment un gamin, comment être insouciant quand on a son parcours, mais un gamin car innocent, aimant au-delà du raisonnable sa Madame Rose.

    Une histoire d'amour, une histoire sur la fin de vie, une histoire de tolérance, une histoire de pauvres, une si belle histoire.

    J'ai été totalement conquise, émue, bouleversée par ce roman, la larme à l'oeil, le mouchoir à la main, touchée par les deux bouts de la vie au travers de ces deux personnages, Momo l'enfant, Madame Rose la vieille dame, une grande réflexion sur la vie.

    smilesmilesmilesmile

    La vie devant soi  Romain Gary

    Babelio multi-défi  23. Un livre écrit sous pseudonyme

     

     

     

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  • Intermittence    Andrea Camilleri

    Du noir très noir, mais pas dans les bas-fonds, ici ce sont des gens très bien sous tout rapport qui s'activent, se trahissent, se convoitent et sont de véritables pourritures! Crapules en col blanc, tous ces personnages sont plus retords les uns que les autres. Quant à l'amour ce n'est qu'un moyen d'obtenir ce que l'on veut, tout se négocie en quelque sorte. C'est violent, pas de sang quasiment mais ils savent tuer autrement.

    Un roman vif, bien mené qui ne laisse pas trop le temps de respirer et qui se lit d'une traite.smilesmile

    Intermittence    Andrea Camilleri

     

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  • Direction l'Italie pour un mois, le groupe facebook  et le programme ici . et ici

    Des lectures prévues :

    et d'autres à venir 

    Mois italien   Mois italien   Mois italien

     

     

     

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  • Un mois belge qui se referme sur ces lectures :

    Le mois belge  Le mois belge  Le mois belge   Le mois belge     Le mois belge

     

    Trois auteurs que je ne connaissais pas Tirtiaux, Job et Bourdhouxe, une lecture magnifique :La femme de Gilles et un auteur vers qui je reviendrai: Tirtiaux 

    En résumé un bon bilan ! yes

     

    Merci à l'organisatrice, la page FB pour avoir toutes les lectures ici 

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