• La vie devant soi  Romain Gary

    Quelle merveille !!!! 

    Je connaissais le film, vu (et quasi-oublié) il y a bien longtemps, pourquoi le livre m'avait échappé...je ne sais pas, mais je suis heureuse de l'avoir lu maintenant, à un âge où je peux apprécier pleinement le texte. Car texte il y a  et quel texte !

    Par la bouche du petit Momo, au langage très "Titi parisien", fils de pute, élevé par Madame Rose, on découvre des êtres humains aux vies hors norme, cabossées dans un Paris des années soixante-dix (qui m'a paru sacrément tolérant! ). Tous ces personnages qui vivent dans l'immeuble ou aux alentours sont terriblement attachants.

    Et puis, il y a Madame Rose, un monstre, un monstre qui déborde de son corps, qui râle, qui pleure, qui gémit mais un monstre qui aime son petit Momo, quitte à lui mentir sur son âge pour mieux le garder.

    Et puis il y a Momo, un gamin mais pas vraiment un gamin, comment être insouciant quand on a son parcours, mais un gamin car innocent, aimant au-delà du raisonnable sa Madame Rose.

    Une histoire d'amour, une histoire sur la fin de vie, une histoire de tolérance, une histoire de pauvres, une si belle histoire.

    J'ai été totalement conquise, émue, bouleversée par ce roman, la larme à l'oeil, le mouchoir à la main, touchée par les deux bouts de la vie au travers de ces deux personnages, Momo l'enfant, Madame Rose la vieille dame, une grande réflexion sur la vie.

    smilesmilesmilesmile

    La vie devant soi  Romain Gary

    Babelio multi-défi  23. Un livre écrit sous pseudonyme

     

     

     

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  • Intermittence    Andrea Camilleri

    Du noir très noir, mais pas dans les bas-fonds, ici ce sont des gens très bien sous tout rapport qui s'activent, se trahissent, se convoitent et sont de véritables pourritures! Crapules en col blanc, tous ces personnages sont plus retords les uns que les autres. Quant à l'amour ce n'est qu'un moyen d'obtenir ce que l'on veut, tout se négocie en quelque sorte. C'est violent, pas de sang quasiment mais ils savent tuer autrement.

    Un roman vif, bien mené qui ne laisse pas trop le temps de respirer et qui se lit d'une traite.smilesmile

    Intermittence    Andrea Camilleri

     

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  • Direction l'Italie pour un mois, le groupe facebook  et le programme ici . et ici

    Des lectures prévues :

    et d'autres à venir 

    Mois italien   Mois italien   Mois italien

     

     

     

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  • Un mois belge qui se referme sur ces lectures :

    Le mois belge  Le mois belge  Le mois belge   Le mois belge     Le mois belge

     

    Trois auteurs que je ne connaissais pas Tirtiaux, Job et Bourdhouxe, une lecture magnifique :La femme de Gilles et un auteur vers qui je reviendrai: Tirtiaux 

    En résumé un bon bilan ! yes

     

    Merci à l'organisatrice, la page FB pour avoir toutes les lectures ici 

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  •  Je serai toujours     Armel Job

     

    Un homme qui arrive par hasard, une femme qui le reconnaît, on a là tout le charme d'une rencontre, celle qui habite le coeur de chacun,  parce que c'était lui, parce que c'était elle .

    Ici, le hasard est un peu moins hasardeux qu'on ne pourrait le croire mais qu'importe, l'amour est toujours une rencontre. le bonheur devrait donc être là, mais c'est sans compter avec les deux fils de Madame, deux fils qui ne supportent pas de voir leur mère aimer, faire ses choix, bref être autonome. Ces fils, fidèles à un père mort plus qu'ils ne l'ont été de son vivant, vont s'acharner à casser le rêve de leur mère. Le fait que l'homme intrus soit un étranger ajoute à leur rejet mais ils n'auraient pas plus accepté un autre homme, une fois le père mort cette femme leur appartient., Jalousie  féroce entre eux, appropriation de leur mère, haine du rival, les sentiments des fils sont très violents. 

    smilesmile

     Je serai toujours  avec toi   Armel Job

     

     

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  •  

     

    Un homme saoul comme une barrique qui annonce des meurtres à venir c'est ce à quoi doit faire face l'inspecteur Van In. Paroles d'alcoolique ou messager des mauvaises nouvelles, les jours qui passent vont éclaircir le débat , les morts sont bien là! 

    Van In va sortir des rails pour suivre son enquête, mettre son couple en danger et même ses amis vont vaciller.

    Un enquêteur sympathique, gros buveur de bières et autres alcools, une idée intéressante, des personnages secondaires bien définis et pourtant ça ne fait pas le polar du siècle...ça reste néanmoins un bon roman de gare qui se lit tout seul .smile

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  • Iboga   Christian Blanchard

    Sur les premières pages, je me suis dit "ça va pas le faire" et puis je suis tombée dedans, lu d'une traite, abasourdie  et bousculée par ce roman! 

    Jefferson Petitbois, 17 ans,  est le dernier condamné à mort. Il a vu la guillotine de très près, mais Miterrand passe, la peine de mort est abolie, sa condamnation passe à perpétuité....et perpette  dans 10m2 c'est long !

    Ce n'est pas vraiment un tendre le Jeff, abimé dès le départ par la vie,( a-t-on idée d'être noir, abandonné et rebelle! ), il ne va pas arranger son cas de familles d'accueil en foyers.

    Quand à 14 ans le suicide paraît la seule voie possible pour un mieux, on peut considérer que la vie a pris un mauvais tour et la rencontre avec Max, sauveur et démon,  va définitivement faire plonger Jeff du côté obscur. 

    Deux rencontres vont le rendre plus humain, Jean un gardien de prison qui l'amène à la lecture et une psychiatre qui va entamer des entretiens en vue d'une éventuelle sortie. Ecriture et parole ramène Jeff dans l'humanité en l'amenant à relire sa propre histoire.

    Une vie entre quatre murs, une douche par semaine, des chaines, de la haine, de la violence et un humain, un très beau et très dérangeant livre.

    smilesmilesmilesmile

    Babelio multi-défis 39. Un livre qui traite de l'emprisonnement ou de l'évasion

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  • Paula  Spencer   Roddy Doyle

     

    Paula Spencer, une femme qui arrive sur la cinquantaine, avec derrière elle une vie piteuse, faite de coups reçus, d'alcool et d'enfants, a choisi d'abandonner l'alcool et de faire face à sa vie.

    Reconstruire sa vie...vaste projet auquel s'attache Paula. Renouer avec ses quatre enfants c'est bien de le dire, à faire c'est beaucoup plus compliqué. Elle a abimé ses enfants qui ont pris des chemins liés à l'alcoolisme de leur mère, de l'aînée qui a fait "la mère", au fils héroïnomane en passant par la fille alcoolique et au petit dernier qui est l'espoir de sa mère . Ils ne lui font pas confiance, elle en souffre mais les comprend . Tout est  dans ces petits pas  pour tresser des liens avec chacun d'eux sur un mode différent, la culpabilité qu'elle promène, la lutte contre l'envie de laisser tomber et de retourner à l'alcool. C'est un vrai combat qu'elle mène Paula, un combat de chaque minute, de chaque jour. Elle est bien digne cette femme, qui ne peut effacer le passé et doit se voir dans les miroirs que lui renvoie ses enfants , ses soeurs, son job! 

    J'ai éprouvé une très grande tendresse pour Paula, car j'ai une profonde admiration pour les gens ordinaires qui se lèvent et remettent leur vie en ordre, de l'extérieur ça parait simple mais il faut une vraie ténacité et une poigne de fer pour repartir quand on est tombé bien bas et Paula fait ça !

    Le roman traduit bien les sensations et états d'âme de Paula qui est si souvent sur le fil en équilibre précaire.L' auteur m'impressionne par la justesse de son regard et de son écriture.

    Ce roman est la suite d'un autre que je n'ai pas lu "La femme qui se cognait dans les portes" ce qui ne gène pas la compréhension mais je le lirai bientôt.

    smilesmilesmile

     

    Babelio multi-défis 15. Un livre qui met à l'honneur la condition féminine ou une femme en particulier

     

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  • Le harem et les cousins  Germaine Tillion            Le harem et les cousins  Germaine Tillion

     

     

    On trouve ici une étude intéressante sur l'évolution de la société maghrébine. Comparant nomades et sédentaires, passant par d'anciennes formes de groupements, l'auteure nous amène à comprendre les choix sociaux faits en termes de mariages et d'héritages. Comme toute société paysanne, le plus important est de garder les terres et pour cela des deux côtés de la Méditerranée, on est prêt à faire de sérieux arrangements avec Dieu ou la Loi. On arrive donc à une société qui multiplie les mariages entre-soi, entre cousins  et qui déshérite copieusement les filles... Les comparaisons entre le nord et le sud de la Méditerranée et les différentes religions mettent en lumière des similitudes qui perdurèrent longtemps. Il faut finalement l'urbanisation intense pour que change certaines habitudes, hélas pour ceux qui sont de transition, ni ruraux ni encore urbains, le choc social est porteur de plus d'aliénation de la femme...

    Le livre date de 1966, ce qui en fait un ouvrage un peu ancien. Il éclaire certes une partie du sujet toujours d'actualité, les mariages endogames, la place de la femme mais il y manque les évolutions qui ont eu lieu en cinquante ans . 

    smilesmile

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  • Des souris et des hommes  John Steinbeck

    Je l'avais lu il y a bien longtemps , je me souvenais  un peu de Lennie et de George mais si peu, c'est une heureuse relecture.

    George et Lennie sont seuls au monde, mais ils sont tous les deux, ils se font du souci l'un pour l'autre et alors la vie est plus douce. Sauf que Lennie est un grand gaillard avec le cerveau d'un enfant de trois ans , qui aime tellement caresser ce qui est doux et qui se met régulièrement dans le pétrin entrainant avec lui George, qui n'en peut plus mais ne l'abandonne jamais. 

    Quand ils arrivent au ranch où ils ont été embauchés, George n'apprécie pas Curley le fils du patron et il perçoit immédiatement le danger que représente la femme de celui-ci. Pourtant il faut travailler et gagner l'argent pour leur projet .

    Je ne saurais dire ce qui me touche le plus, de l'affection pure et infaillible entre George et Lennie, de la tristesse des vies de ces hommes, de Crooks le noir isolé et en danger perpétuel, au vieux Candy pleurant son chien, tous ces hommes sans amour, perdus dans un destin qui semble bien les avoir oubliés, sont infiniment humains et troublants. 

    L'écriture, les dialogues, les personnages, la scenarisation,  tout est parfaitement maitrisé et offre une lecture bouleversante.

    Quel magnifique roman ! 

    smilesmilesmilesmile     

    Des souris et des hommes  John Steinbeck

     

    Babelio multi défis   43. Une oeuvre adaptée (en BD, au cinéma, à la télévision ou au théâtre)   

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