• Testament à l'anglaise  Jonatha, Coe

     

    Voilà ! Il est lu ( plus de 650 pages quand même).... 

    Pour tout dire si je ne m'étais pas forcée, parce que lu dans le cadre d'un challenge je l'aurais abandonné .... et je n'aurais pas perdu grand chose.

    C'est long, très long. Il y a de nombreux personnages, genre saga familiale , pourquoi pas, j'aime  bien en général , mais là c'est raconté sur différentes périodes , avec des retours en arrière des bonds en avant, des changements de narrateurs, bref je m'y suis perdue à la limite de la noyade. Pour animer le tout, il y a un fond d'enquête sur la mort d'un personnage qui complique le récit plus qu'autre chose et dessine une fine trame usée jusqu'à la  corde.

    Alors oui , il y a une critique des années Tatcher et du capitalisme , critique ou caricature plus exactement des membres de cette famille car on est plus dans le cliché que dans l'explication. On a aussi le côté loufoque proche de la folie  qui fait souvent le charme des romans anglais . Et puis on trouvera aussi des passages sur la misère sexuelle et sentimentale de certains personnages ... mais tous ces éléments mal mélangés, pas amalgamés m'ont donné une lecture pénible dont je ne tire aucun profit- même pas le plaisir.

    Testament à l'anglaise  Jonatha, Coe

     

     

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  • le diable de la Tamise  Annelie Wendeberg

     

     

    Ce fut une lecture bien réjouissante, le retour de Sherlock dans une nouvelle enquête avec une complice particulièrement douée et intéressante!

    Le docteur Anton Kronberg est appelée pour une estimation sur un cadavre que l'on craint mort du choléra. Dans le Londres de l'époque, où l'hygiène n'est pas reluisante et sur fond de grande pauvreté, les épidémies vont vite et font des ravages. C'est auprès de ce corps que le médecin va faire la connaissance de Sherlock....

    L'association est réussie, je suis fan du petit côté romance et je n'ai qu'une envie en lire d'autres et un souhait voir ce roman à l'écran ! 

    le diable de la Tamise  Annelie Wendeberg

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  • La nuit introuvable Gabrielle Tuloup

     

      Un homme de quarante ans se voit contraint de renouer avec sa mère. Celle-ci atteinte d' Alzheimer, lui a écrit, préventivement, huit lettres qu'il aura au fur et à mesure des visites qu'il lui fera. Le procédé fonctionne forcément, qui ne voudrait connaître l'histoire que sa mère a à lui transmettre, surtout quand les relations sont figées, voir réfrigérées, ce qui est leur cas et connaître le pourquoi de cette situation.

    Un roman qui se lit tranquillement, l'alternance récit/lettre s'organise , l'histoire se tient, il m'a manquée un peu d'épaisseur ,mais c'est  un choix qui s'accorde bien avec la longueur du roman.smile

    Babelio multi-défi item 31. Un roman construit autour d'un secret de famille

     

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  •  

    Je me suis un peu inquiétée au début du roman quand j'ai vu que , encore une fois, l'héroïne n'était pas flic...les polars sans flic , c'est très tendance on dirait, mais pas toujours réussi . Ici Ruth, archéologue de son état, ne s'en sort pas mal, son co-équipier d'enquête , l'inspecteur Harry Nelson est lui  conforme au personnage  du flic bourru .

    Des cadavres de fillettes, récents ou préhistoriques donnent l'ossature de cette enquête, nous amenant à quelques découvertes sur l'âge de fer dans le Norfolk , les coutumes, la place des traces archéologiques etc... Un plus, les paysages des marais de la région qui donnent envie de voir de visu.

    Un petit polar sympa, pas transcendant mais honnête, une lecture détente , un bon roman de gare quoi! smilesmile

     

    Les disparus du marais Elly Griffiths

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  • Eleanor Oliphant va très bien  Gail Honeyman

     

    Et bien non, Eleanor Oliphant ne va pas bien et depuis longtemps ...

    Quand j'ai découvert le personnage d'Eleanor j'ai pensé à Don du "Théorème du Homard" ,  une surdouée, peut-être Asperger, qui a du mal avec les codes sociaux - erreur!  Eleanor a de nombreuses difficultés avec les codes sociaux c'est certain, mais rien à voir avec l'autisme , c'est juste son passé qui l'a abimée.

    Eleanor a blindé sa vie de rituels, ne comprend pas le second degré et fuit les autres qui lui sont source d'une grande incompréhension . Pourtant, elle s'amourache d'un chanteur de groupe de rock et décide qu'il est l'homme de sa vie. Toute à son rêve, Eleanor, tente une approche et pour cela commence à composer avec les rites sociaux, quand on veut plaire.et que le coeur palpite ... Parallèlement, elle découvre Raymond, un de ses collègues, qui la dépanne en informatique. Raymond est patient et il finit par comprendre les erreurs d'Eleanor et l'aide à se "mettre à jour" dans les relations sociales. La petite souris grise, s'ouvre peu à peu ...et puis se casse la figure en beauté, dépression! 

    Aidée de Raymond, elle entame une thérapie qui va lui permettre de mettre des mots sur son passé pour pouvoir le regarder et le faire sien.

     

    Le passé d'Eleanor, c'est du lourd. On le découvre peu à peu et bien qu'il soit monstrueux, pas de pleurnicheries. Ce roman  offre de beaux personnages, des moments d'humour, d'autres de tendresse sans être mièvre. Ce n'est pas un grand roman non plus, mais ce fut un bon moment de lecture.

    smilesmilesmile

     

    Babelio multi défi item 30. Un roman construit autour du thème de l'amitié

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  • Une fille qui danse   Julian Barnes

     La première partie du roman relate l'adolescence et la jeunesse du narrateur. Trois amis, un quatrième qui perturbe un peu l'équilibre du groupe, les études, les filles, la vie qu'ils espèrent bien plus pétillante que celle des adultes, et puis la réalité...

    Pour Anthony, la réalité c'est une histoire "d'amour" peu satisfaisante avec Véronica, la trahison de l'amitié pour cette fille, le suicide de l'un d'entre eux et enfin la vie adulte, le travail, les factures...

    Tristounette la vie de Tony, il y manque un élan vital, comme si, il était resté au bord de sa vie . Pourtant le regard qu'il pose à soixante ans sur son parcours, n'est pas à proprement parler négatif, il a bien rongé ses désirs pour qu'ils coïncident avec sa vie.

    Et puis, un grain de sable, la réception d'un testament, une somme d'argent et le journal intime de son ami suicidé, va bousculer cet homme. Les souvenirs qu'il a, vont s'avérer différents de certains éléments relatés dans le journal. Il va être amené à voir et savoir quelque chose qu'il aurait préférer ne pas connaître...

     Cet homme, sans couleur et sans odeur n'est pas particulièrement attachant, pas facile ou pas envie, de se reconnaître dans cet homme mou et sans conviction. Pourtant le regard qu'il porte sur son parcours, est bien celui qui nous attend si l'on ne prend pas soin de sa vie . Il y a un volet sur "l'effet papillon " dans une vie, si je n'avais pas dit ça, pas fait ça, mais la culpabilité à retardement m'intéresse peu, ce n'est qu'un moyen de ne rien faire encore. J'ai été plus touchée par cette vie d'homme qui s'écoule sans passion, protégé de tout même de la vie et qui s'éveille pour faire le constat, qu'encore une fois, il ne peut rien changer, prêt à subir sa vie jusqu'à la fin.

    J'avais vu beaucoup d'avis favorables sur ce roman, j'ai un avis mitigé , il y a un quelque chose qui en fait un roman un peu dérangeant mais pas assez à mon goût.

    smilesmile

    Une fille qui danse   Julian Barnes

     

     

     

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  • Les livres lus : (clic sur l'image )

    Le mois italien bilan    Le mois italien bilan      Le mois italien bilan    Le mois italien bilan    Le mois italien bilan   Le mois italien bilan   Le mois italien bilan    Le mois italien bilan    Le mois italien bilan

     

     

    Un mois efficace avec 9 lectures qui m'ont permis  la découverte de Rocco Schiavone, un personnage de polar comme je les aime, le texte âpre de Margaret Manzzantini et de  "Le gang des rêves" qui est un peu en dessous de ce que j'attendais. 

    Reste à continuer ma découverte de la littérature italienne , j'ai quelques titres en attente smile

    Un grand merci à Martine pour l'organisation du challenge , son blog ici

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  • Le revoilà !      Le mois anglais 2018

    Un mois de juin pour la littérature anglaise, quel plaisir !

    La présentation ici  avec un programme alléchant mais chacun lit comme il veut ce qu'il veut smile

    Pour ma part quelques lectures prévues et d'autres à venir .

    Le mois anglais 2018    Le mois anglais 2018    Le mois anglais 2018    

     

     

     

     

    Le mois anglais 2018   

     

     

    Le mois anglais 2018

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  • Je ne fête pas ce truc, pétainiste et mercantile  mais ça n' empêche pas qu'il y ait de très beaux poèmes sur les mères , en voilà un .

    A ma mère

    J’ai la nostalgie du pain de ma mère, 
    Du café de ma mère,
    Des caresses de ma mère…
    Et l’enfance grandit en moi, Jour après jour,
    Et je chéris ma vie, car
    Si je mourais,
    J’aurais honte des larmes de ma mère ! 
    Fais de moi, si je rentre un jour,
    Une ombrelle pour tes paupières.
    Recouvre mes os de cette herbe
    Baptisée sous tes talons innocents.
    Attache-moi
    Avec une mèche de tes cheveux,
    Un fil qui pend à l’ourlet de ta robe…
    Et je serai, peut-être, un dieu, 
    Peut-être un dieu,
    Si j’effleurais ton Cœur ! 
    Si je rentre, enfouis-moi !
    Bûche, dans ton âtre.
    Et suspends-moi,
    Corde à linge, sur le toit de ta maison.
    Je ne tiens pas debout
    Sans ta prière du jour.
    J’ai vieilli. Ramène les étoiles de l’enfance
    Et je partagerai avec les petits des oiseaux,
    Le chemin du retour…
    Au nid de ton attente !


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  •  

    Ce roman retrace en une grande fresque, l'histoire de l'Amérique, de New-York tout particulièrement, avec ses émigrés qui débarquent à Ellis Island, le plus souvent pauvres, sales, mais croyant au rêve américian .

    Cetta débarque du sud profond de son Italie, un gamin sous le bras, fruit d'un viol, pour échapper à sa condition de "rien du tout" et donner à son fils une autre vie que celle qui lui est déjà tracée. Cetta, c'est un beau personnage de femme. Elle fait la putain, il faut manger et nourrir le petit, mais elle se garde une ligne de conduite et donne, de façon parfois presque enfantine,  des repères à son fils et notamment qu'il est Américain, ce qui change tout, pense -t-elle. Son fils, Christmas, est celui qu'on va suivre alors que New-York se construit, que les gangs font la loi et que radio et cinéma balbutient. Au travers des aventures de Christmas , c'est essentiellement le New-York des pauvres que l'on voit, ceux qui crèvent ici au lieu de crever ailleurs mais qui finalement n'ont pas accès à la fameuse réussite américaine. Le rêve peut devenir amer...

    Christmas, lui va mener son rêve jusqu'au bout, porté par l'amour si difficile de Ruth, sa mère, ses rencontres et ses choix. Il est ce rêve américain qui dit que pour celui qui veut, tout est possible.

    J'ai pris plaisir avec ce livre de plus de 700 pages, qui se lit vraiment facilement. J'y ai trouvé quelques longueurs avec Bill,le personnage du vilain  mais sans que ce soit désagréable. Mon problème, c'est qu'une fois le livre fermé, il me reste surtout les 250 premières pages , un peu court sur la longueur du roman. Il manque, je ne sais pas , de le densité, de la profondeur , des aspérités ?  C'est trop lisse, les pages glissent les unes derrière les autres c'est vrai , mais ça glisse trop ,un peu comme le sable dans la main laissant une impression de vide qui me laisse sur ma faim. J'imagine que ça fera un bon film "tout public", l'écriture s'y prête, les personnages aussi et les décors ne devraient pas être un problème. smilesmile

     

    Le gang des rêves  Luca Di Fulvo

     

    Babelio multi défi  item 78. ITEM MYSTERE     Un roman dont l'action se passe à New York

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